Le loup, une controverse particulière française

16 décembre 2015
Posted in Zoologie
16 décembre 2015 Anissa Mande

 

Le loupAlors que la majorité des français ne sont pas favorables à l’abattage de loups, un jeune loup a été abattu samedi 05 décembre 2015 par des chasseurs à Valmeinier en Savoie, ce qui porte à 28 le nombre de loups tués «légalement» sur les 36 autorisés par l’arrêté ministériel du 30/06/2015. Considéré comme une espèce protégée par la Convention de Berne, l’État français déroge pourtant à la loi et pourrait revoir son quotas à la hausse (15 loups supplémentaires). C’est dans ce cadre que la conservation du loup est remise en question d’autant plus qu’elle se situe sur des territoires soumis à des crises socio-économiques, agricoles et écologiques.

Le loup, objet de tous les fantasmes

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Répartition du loup dans le monde

A l’instar du chien, considéré comme fidèle et utile pour les hommes, le loup dans la culture occidentale, a toujours été représenté comme cruel et sauvage. Le mythe du loup et en particulier du  loup gris, a présenté ce dernier comme étant solitaire et agressif, alors que sa nature le veut social et craintif. La peur du loup est très souvent alimentée par les représentations négatives des contes populaires, comme le Petit Chaperon rouge de Charles Perrault, où le loup est vu comme une bête féroce qui s’en prend aux plus faibles.

Dans de nombreux films, son hurlement, lors de la pleine lune, est utilisé pour évoquer le sinistre, la peur, alors qu’il est avant tout un moyen de communication avec les autres loups.
Les postures du loup

Reconnaître les intentions du loup par ses postures.

Une espèce protégée de retour en France

La convention de Berne du 19/09/1979 «relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel de l’Europe» (traité n°104), protège le loup partout en Europe. Pendant longtemps chassé, la France constitue un exemple unique en Europe de repopulation naturelle de loups. Ainsi, en 1992, il est réapparu dans les Alpes (Mercantour) en provenance d’Italie et a depuis été répertorié dans 34 départements. Des conditions favorables (surface d’habitat, climat, faible anthropisation) ont permis son expansion dans des régions où il a été auparavant éradiqué. Ce constat a été fait par des chercheurs du laboratoire d’écologie alpine de Grenoble (Université Joseph-Fourier/CNRS), qui pendant 10 ans, ont prélevé des échantillons d’excréments, de poils et de tissus organiques sur une zone géographique donnée et ont mis en place une méthode scientifique pour obtenir l’ADN des animaux grâce aux échantillons prélevés.

Des attaques en augmentation et des éleveurs dépassés.

Les attaques imputées au loup ont fortement augmenté en France. Selon les chiffres du Ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie transmis par la confédération paysanne, ces dernières se chiffreraient à 9033 bêtes en 2014. Elles peuvent être nombreuses et varier d’une région à l’autre et d’une année à l’autre. Les départements étant les plus touchés sont les Alpes-Maritimes, les Alpes-de-Hautes-Provence, le Var, l’Isère, les Hautes-Alpes et la Savoie. Et c’est surtout dans les Alpes-Maritimes que ces attaques s’accroissent. Elles seraient liés à des «facteurs spécifiques de vulnérabilité liées par exemple aux caractéristiques des territoires, des systèmes d’élevage, du développement du prédateur ainsi qu’aux interactions entre ces facteurs possibles» (Plan d’action national loup 2013-2017). Avec le retour du loup, les éleveurs et bergers ont du renouer avec de nouvelles méthodes de prévention, qui bouleversent leurs profession et leurs habitudes. Bien que certains bénéficient de contrats de protection des troupeaux, les charges supplémentaires de travail, les nouvelles pratiques pastorales, le gardiennage permanent illustrent que le retour du loup après plus d’un demi siècle d’absence n’est pas chose facile.

Du côté des défenseurs, une espèce bouc-émissaire révélatrice d’une crise

hesperocyon_bd

L’ hesperocyon joue un rôle prédominant dans l’évolution des canidés. C’est le premier ancêtre de la lignée du loup qui remonte à près de 25 Ma.

Il est important de situer le contexte économique de la production ovine française. Depuis près de 30 ans, la production ovine française connaît un déclin incommensurable, à cause d’une part de la mondialisation qui profite à la Nouvelle-Zélande ainsi qu’à l’Australie. Ils représentent les deux premiers pays exportateurs mondial de viande ovine et qui approvisionnent de nombreux pays européens, dont la France pour satisfaire leurs demandes intérieures de viandes ovines. D’autre part, les différentes crises sanitaires telles que la fièvre aphteuse du mouton (2001) ou la fièvre catarrhale ovine (2006-2010), ont décimé un nombre important de troupeaux, ce qui a entraîné une importante chute de la production de viande ainsi qu’une baisse de la consommation.

Bien que les attaques de loups sur le bétail domestique représentent une source ancienne de conflits, le loup est souvent accusé à tort d’être l’auteur de ces massacres. Il n’est pas l’unique responsable d’attaques sur les élevages de brebis et moutons, les chiens en «état de divagation», appelés à tort «chiens errants», y ont aussi leur part de responsabilité, ce qui surestime le nombre d’attaques du loup, bien qu’elles existent. Les attaques sur troupeaux sont classées dans la catégorie «grand canidé», car nul ne peut faire la différence entre une attaque de loup et celle d’un chien. Les agents-constateurs procèdent par uniquement par observations et analyses, les tests ADN étant beaucoup trop coûteux. C’est ainsi que l’État compense financièrement les éleveurs affectés par la perte d’ovins, que le coupable soit un chien divagant ou réellement un loup et ce système profite à certains qui déclarent à tort que ce dernier est bien le responsable.

Que fait l’État et pour qui ?

carte-france-loup

En effet, comme l’affirme le Ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie «la politique de l’État repose sur le suivi scientifique de l’espèce». Cependant, les mesures scientifiques prises ont pour but d’aider les secteurs d’activités affectés par la prédation du loup, dont celui de l’élevage. Des fonds à destination des éleveurs ont été levés par le Ministère afin de protéger les troupeaux via différentes mesures telles que «gardiennage, financement de clôtures mobiles, achat et entretien de chiens de protection, analyse de vulnérabilité du troupeau à la prédation». D’autre part, une indemnisation est également prévue pour compenser les pertes et dégâts subis par les éleveurs.

Et lorsque les mesures de protection ne suffisent pas, des tirs de prélèvements et de défense peuvent être autorisés, selon un arrêté ministériel défini chaque année. Le dernier datant du 30/06/2015, par dérogation au statut d’espèce protégée, a établi le nombre de loups qui peuvent être tués à 36, sur l’ensemble du pays, pour la période 2015-2016. Ce quotas bientôt atteint, pourrait être plafonné à 51 loups au total. Cet arrêté a donc été mis en place au mépris de la loi et des avis des français par consultation publique (sondage IFOP, 2013).

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Anissa Mande

Rédactrice scientifique bénévole. Master 2 SET Spécialité Médiation & Communication Scientifique

Comments (10)

  1. GILHODES Bernard

    Bonjour Anissa, et bravo pour votre publication sur les Loups.
    Pourquoi ne pas intenter un procès contre l’état français et les préfets qui proposent des lois qui vont à l’encontre des lois européennes ?
    Ce serait une manière légale de freiner ce massacre sans discernement et sans aucune approche écologique et scientifique.

  2. LOUP, UNE AUTRE VISION DU PRÉDATEUR
    http://leloupdanslehautdiois.blogspot.com/2015/06/loup-une-autre-vision-du-predateur.html

    Qui peut croire que en France il n’y aurait que 282 loups en 2015?
    Chiffres officiel ONCFS
    Fin 2011 = 250 loups dans 13 départements pour 4913 victimes
    Fin 2012 = 250 loups dans 15 départements pour 6021 victimes
    2013 = 250 loups dans 22 départements pour 6195 victimes
    2014 = 301 loups dans 31 départements pour 8226 victimes
    2015 = 282 loups en France avec une augmentation des attaques (50 de plus au 31 octobre 2015 que a la même date 2014) et des départements colonisés
    A savoir, les associations ont demandés a leurs adhérent de détruire les indices de présence du loup sur le territoire.

  3. « Il est important de situer le contexte économique de la production ovine française. Depuis près de 30 ans, la production ovine française connaît un déclin  »
    Oui, mais le loup lui ne s’attaque que a la filière qui a su tirer son épingle du jeu en proposant des produits de qualité dans le respect la traçabilité, la proximité et la durabilité!
    « L’agneau de Sisteron se porte bien. Tellement bien, que la progression continue, ces trois dernières années, des agneaux présentés au label, labellisés puis vendus a atteint le plafond de l’offre. L’heure est donc à la réflexion pour les coopératives qui devront trouver des solutions pour remonter l’offre d’agneaux, ce qui revient à trouver de nouveaux éleveurs. »
    http://leloupdanslehautdiois.blogspot.fr/2014/01/les-ecologistes-font-parler-les-chiffres_17.html
    Ceci est valable pour l’ensemble des agneaux labellisé. Les élevages qui sont hors d’attente du loup et qui souffrent économiquement, peuvent se recycler dans d’autre activités. Alors que les élevages de montagne qui subissent le loup, n’ont aucune autre possibilité de recyclage et bénéficie de la disparitions de ceux qui se recycle pour améliorer leur art de marché. Une sorte de solidarité par ricochet!

  4. « Et lorsque les mesures de protection ne suffisent pas: »
    Qu’est-ce qui se passe aujourd’hui ? Nous enseignons au loup qu’il ne risque rien s’il
    s’approche de l’homme et de ses troupeaux. Les premières années, les loups n’attaquaient que la nuit, il
    était rarissime qu’un berger le voit, et il aurait été impensable qu’il approche des
    maisons. Mais c’est comme le rat en laboratoire dans le labyrinthe. Si vous mettez la
    récompense au bout, le morceau de fromage, si vous multipliez les difficultés, en fait
    vous apprenez au rat à les surmonter pour atteindre la récompense. Vous l’éduquez à
    déployer toujours plus d’habileté pour déjouer les obstacles .
    C’est exactement ce qu’on a fait avec le loup. En le protégeant strictement, on l’a
    encouragé à multiplier les approches des troupeaux pour venir se servir. Les moyens
    de protection ne sont que des obstacles que le loup apprend à déjouer pour atteindre
    la récompense, la brebis, à partir du moment où il a compris que le risque était égal à
    zéro. Aujourd’hui, les loups attaquent en plein jour aussi souvent que la nuit, à
    proximité immédiate des maisons, en présence des hommes, en présence des chiens.
    Entre loups et chiens de protection, qui se fréquentent en permanence, on en arrive
    à observer des phénomènes de familiarisation entre canidés absolument impensables
    d’après la « théorie ». Alors, face à cet échec, tardivement, l’Etat engage depuis
    l’année dernière une régulation des loups. Mais ce qui est grave, ce qui est tragique,
    c’est que la surprotection du loup pendant 20 ans a dévalué les moyens de protection
    et que désormais les éleveurs n’ont pas de solution de rechange…
    On en arrive à un tel point que les territoires où les troupeaux subissent le plus de
    pertes, dans le Mercantour et dans les Préalpes de Grasse notamment, sont aussi
    parmi les plus giboyeux de France. Là même où abondent les cerfs, les mouflons, les
    chamois, les chevreuils, qui ont encouragé les loups à s’installer, là sont aussi les plus
    grosses pertes pour les éleveurs.

    Anissa, il serait bon de vous renseigner ailleurs que chez les associations de défenses du loup pour faire de la communication scientifique.

    La vraie protection des troupeaux, le vrai risque zéro, c’est de rentrer les bêtes en
    bâtiment. Et cela est extrêmement douloureux pour nous, pastoralistes, de constater
    que le loup, qui répond à une vraie demande de nature dans notre société qui en est
    tant dépourvu, met en péril l’avenir de l’élevage sous ses formes les plus naturelles et
    laisse en paix l’élevage hors-sol le plus industriel.

  5. « La peur du loup est très souvent alimentée par les représentations négatives des contes populaires, comme le Petit Chaperon rouge de Charles Perrault, où le loup est vu comme une bête féroce qui s’en prend aux plus faibles. »

    Il était une fois…

    Et, oh surprise, elle n’a pas peur ! Bien
    au contraire, elle badine, plaisante avec lui, mieux, elle accepte le rendez-vous qu’il
    lui donne chez sa mère-grand : « Passe par ici, je passerai par là, on verra bien qui
    arrive le premier ! »
    Bien sûr elle perd son pari, mais elle ne perd pas que son pari, elle perd ses habits,
    elle se retrouve, nue, dans le lit, avec un être grand et poilu qui ne ressemble
    absolument pas à sa mère-grand : « Déshabille-toi, mon enfant, dit le Loup et viens te
    mettre au lit avec moi !

    Siècle après siècle, le message de ce conte était parfaitement limpide aux oreilles des
    jeunes filles qui l’avaient entendu répéter pendant toute leur enfance : « Si tu veux
    voir le loup, marie-toi d’abord ! ». Et tout aussi clair aux oreilles des jeunes gens qui
    se seraient bien vus dans la peau du loup : « Attention, on ne badine pas avec la vertu
    avant mariage ! ». La morale de Perrault est d’ailleurs sans aucune ambiguïté :

    « Jeunes filles, méfiez-vous des loups entreprenants qui s’introduisent dans votre
    chambre avec des paroles doucereuses ! ».
    Mais aujourd’hui, il arrive une chose étrange : on nous dit, on nous affirme, que le
    conte du Petit Chaperon Rouge doit être entendu au pied de la lettre. Il serait la
    preuve éclatante de la peur du loup qui aurait étreint les sociétés européennes
    traditionnelles et qui aurait conduit à la haine et à l’extermination de cet animal.
    Curieusement, à l’heure où la découverte de l’inconscient permet de comprendre le
    mécanisme du conte, il faudrait prendre le Petit Chaperon Rouge au pied de la lettre
    comme une description des mœurs de Canis lupus vu par la société du 17 ème siècle…
    alors même que le conte devient absurde s’il est pris au pied de la lettre, puisque la
    gamine n’a absolument pas peur du loup qu’elle rencontre…

    J’ai creusé dans les textes anciens qui ont été publié par de nombreux auteurs et j’ai
    fait une découverte surprenante, ou plutôt j’ai pu mettre en évidence ce que
    commencent à exprimer avec prudence nombre d’historiens et d’ethnologues. Avec
    prudence, tant ils ont conscience de ramer à contre-courant. J’ai découvert que la
    peur du loup n’avait jamais existé dans les campagnes françaises. Et ce pour une
    raison simple : nos anciens, loin d’être des imbéciles, étaient des très bons
    observateurs de leur environnement, et ils savaient très bien que le loup,
    généralement, n’était pas un danger pour l’homme. On retrouve ce savoir
    tranquillement acquis dans tous les textes qui vont de la fin du Moyen-âge jusqu’à la
    fin du 19 ème siècle et qui restituent directement les connaissances des ruraux. J’en ai
    cité quelques exemples dans le livre. CF Laurent Garde écologue eu CERPAM

    Anissa, aujourd’hui comme hier ceux qui ne veulent pas du loup dans les zones d’élevages n’en ont pas peur. Contrairement a ceux qui sont pour sa réintroduction, la grande majorité d’entre eux serait bien incapable d’aller fermer le poulailler une fois la nuit venue.

    L’extermination du loup l’a été parce qu’il s’attaquait aux animaux d »élevage, surtout a une époque ou les chevaux et les bovins étaient les seuls moyen de transport
    Si vous voulez de véritables éléments scientifique pour faire de la communication sur le loup, nous nous tenons a votre disposition. Vous pourrez ensuite en tenir compte ou non, mais au moins vous aurez une autre vision du loup:
    Je vous conseille l’interview de Jean marc Moriceau professeur d’histoire moderne à l’université de Caen, membre de l’Institut universitaire de France, responsable du traitement de la base de données des attaques de loups sur l’homme à destination du Centre de Recherche en Histoire Quantitative (UMR CNRS 6583) et du Pôle rural de la Maison de la recherche en sciences humaines de l’université de Caen Basse-Normandie (USR CNRS 3486) Il vous apprendra que le loup n’a pas été supprimé a cause de la peur de l’homme
    http://leloupdanslehautdiois.blogspot.com/2015/06/loup-une-autre-vision-du-predateur.html

  6. Dahu

    Décidément les défenseurs zélés du loup voient des chiens partout !
    Pour ma part, je vais souvent marcher en forêt, soit dans la campagne, soit dans la montagne, et je n’ai encore jamais rencontré de chiens errants.
    Des chiens errants qui ont bon dos pour endosser la responsabilité de brebis égorgées par les loups.
    D’ailleurs il y a seulement 20 ou 30 ans, on ne parlait pas de chiens errants, et pour cause; il n’y avait pas encore de loups dans nos montagnes, et donc pas non plus de brebis égorgées.

    A bon entendeur, salut !

  7. « les chiens en «état de divagation», appelés à tort «chiens errants», y ont aussi leur part de responsabilité, »
    La vous poussez le bouchon un peu loin. Vous avez un master de médiation et communication scientifique?

    La responsabilité des chiens divagants est tellement infime qu’avant l’arrivée des loups les troupeaux pouvait ils passer la nuit sans aucune protection, ce qui leur permettait de bien profiter pendant les périodes de fortes chaleurs?

    résultat d’une étude faite par : Par BRUNSCHWIG G. (1), BROSSE-GENEVET E. (2), DUMONTIER A. (3), GARDE L. (4)
    (1) UR-EPR (soutenue par l’INRA), Enita Clermont, BP 35, 63370 Lempdes
    (2) SUAMME, 35 av. Vincent d’Indy, 30100 Alès
    (3) CRA Franche-Comté, Valparc, Espace Valentin Est, 25048 Besançon cedex
    (4) CERPAM, Route de la Durance, 04100 Manosque

    Pour un troupeau, La fréquence d’attaques de chiens est en moyenne de 0.20, soit une attaque tous les 5 ans. Le taux annuel de prédations s’établit en moyenne à 0.26%, soit 1 victime par an pour un troupeau de 400 têtes. Ces attaques sont essentiellement diurnes et les chiens sont repérés et identifiés dans près de 89% des cas.

    Comment imaginer une telle augmentation de la prédation par les chiens uniquement dans les territoires ou le loup est présent ? Et pourquoi les défenseurs du loup demandent t t’ils la mise en place en de mesures de protections dés l’apparition de celui ci.

    Analysons comment les défenseurs du loup en sont arrivés là:
    Autour des années 85, dans le mercantour, les bergers ont commencé à se plaindre d’attaques de chiens hors normes. Du jamais vu, d’autant que à l’époque les troupeaux n’avaient pas besoin de mesures de protections!
    alors qu’un loup a déjà été tué par erreur au cours d’une battue en 1987, » les gardiens du parc ne disent mot face aux éleveurs qui se plaignent d’attaques de chiens . L’administration se justifiera plus tard : » Nous avions pris la décision de ne pas officialiser cette présence de loups avant d’avoir définitivement écarté l’hypothèse qu’il s’agissait de chiens errants ensauvages »
    Aujourd’hui, dans le 06, ce sont prés de 3 attaques par jour, et vous voudriez nous faire croire que plus il y a de loups, plus les chiens attaques les troupeaux?

  8. Anissa

    Le but de cet article est d’illustrer la controverse que suscite le loup en France. Vous le faites parfaitement bien puisque vos commentaires démontrent un parti pris. Ce qui n’est évidemment pas mon cas personnel ni le cas de l’article. Cela alimente d’avantage cette controverse existante (qui par définition a pour but de montrer des avis divergents) et je vous en remercie. Nous observons ainsi d’une part, des personnes en faveur de la protection du loup avec toutes ces lois qui sont censées le protéger et d’autre part des personnes pointant le loup du doigt à cause des attaques répétées. Inutile de m’indiquer des pages de blogs non scientifiques « anti-loups » pour argumenter votre positionnement, je le prends en compte car oui le loup a toujours été un problème ou pas… Cette controverse ne peut vous laisser insensibles puisqu’elle est révélatrice d’un désordre national dans lequel beaucoup de choses sont dissimulées, minimisées, arrangées à la sauce de chacun.

  9. Christophe

    « Les attaques sur troupeaux sont classées dans la catégorie «grand canidé», car nul ne peut faire la différence entre une attaque de loup et celle d’un chien » : Canidé oui car Canis lupus est un canidé, mais faire la différence entre une attaque de loup et une attaque ce chien errant est tout à fait possible Mademoiselle. La manière d’attaquer et de consommer une brebis ou bien un chevreuil, est caractéristique chez le loup. Les agents de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage sont formés pour relever les indices spécifiques loup. En cas de doute, c’est à dire si tous les symptômes ne sont pas tous réunis lors du constat, l’indemnité est minorée. Enfin, en présence d’un indice qui exclurait le loup il n’y a pas d’indemnisation.
    Christophe

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